Ignorer les liens de navigation
Habitat et loisirs
Sport
Circulation routière
Constructions sûres
Statistique
Recherche
Formations et congrès
Produits de sécurité
Prévention à l'école
Prévention en entreprise
Sécurité dans les communes
Médias
Abo communiqués de presse
Magazine «objectif sécurité»
Contact médias
Prises de position
Contrôle du marché LSPro
Lexique de la prévention

01.06.2010 
Les jeunes hommes, principales victimes des noyades 
Le bpa rend attentif aux risques des activités sportives dans l’eau

Les hommes entre 15 et 24 ans se noient plus souvent que la moyenne dans les lacs et les rivières. Telle est la conclusion d’une évaluation statistique menée par le bpa – Bureau de prévention des accidents. Propension au risque et surestimation de soi sont souvent en cause dans ces accidents. Quant à la consommation d’alcool ou de drogues, elle augmente considérablement le risque.

 

46 personnes en moyenne se noient chaque année en Suisse. Parmi elles, les jeunes hommes (15–24 ans) sont nettement surreprésentés. Par rapport à leur part dans la population, leur risque de se noyer est plus que le double de la moyenne de la population, comme le montrent des calculs du bpa, le centre de compétences pour la prévention des accidents. Les jeunes hommes se noient particulièrement souvent au cours d’activités sportives en eau libre (lac ou rivière). Les accidents ne sont en général pas dus à un défaut de compétences aquatiques: les victimes sont peu nombreuses à ne pas ou mal savoir nager. En revanche, surestimation de soi et mauvaise appréciation de la situation semblent jouer un rôle. L’eau froide peut se révéler fatale pour l’organisme, les eaux inconnues recèlent des dangers, le courant peut être mortel. Un banal petit malaise suite à une hypoglycémie peut avoir des conséquences tragiques.

 

Autre facteur de risque: la consommation d’alcool ou de drogues. Pour la Suisse, on ne dispose d’aucuns chiffres fiables quant au nombre de victimes de noyade sous l’influence de substances psychoactives. Il est toutefois prouvé qu’une faible quantité d’alcool suffit à réduire le temps de réaction, ce qui peut très vite avoir des conséquences fatales dans un environnement dynamique et aussi imprévisible que l’eau. C’est pourquoi la Société suisse de sauvetage (SSS) a récemment adapté ses maximes de la baignade, qui mettent désormais explicitement en garde contre la consommation d’alcool ou de drogues. De même, Addiction Info Suisse pointe régulièrement du doigt le problème.

 

Les jeunes hommes, qui sont souvent plus prompts à prendre des risques, ne devraient pas sous-estimer les dangers des eaux libres. Même les nageurs expérimentés ne sont pas à l’abri de la noyade. Redoubler d’attention est aussi important dans l’eau que sur la route. Le bpa recommande ainsi vivement de renoncer à l’alcool et aux drogues avant de nager ou de se baigner. De même, il faudrait toujours naviguer en étant sobre – et en portant un gilet de sauvetage. Si l’on ne se sent pas sûr de soi, que ce soit à cause de l’eau ou de son propre état physique, mieux vaut donc renoncer que de se mettre en danger inutilement.

 

Télécharger

«Noyades mortelles en Suisse, 2000–2009»

 

 
  
 


  Retour
Recherche et accès rapide
Liens